Mercredi 31 janvier 2007
Je ne vous ai pas encore parlé de Stephen Chow, que vous connaissez déjà certainement. Ou alors non, ce qui est possible aussi, mais ça ira mieux tout à l'heure.
Il faut dire à sa décharge qu'il ne s'exporte vraiment que depuis 2002, avec son film "Shaolin Soccer" (scénariste, réalisateur et acteur). Il a remis ça, en mieux, avec "Kung-fu Hustle" en 2005 (tout pareil). Vous allez me dire : si c'est pour parler de films de karaté, j'me casse. D'abord karaté et kung-fu c'est pas pareil, et toc. D'abord ensuite c'est aussi de la culture. D'abord enfin ce n'est de toutes façon pas cet aspect qui m'intéresse le plus ici. Allons-y pour le flash-back ("éclair en arrière").
Né en 1962 à Hong-Kong, Stephen Chow est le garçon d'une famille très pauvre de quatre enfants. Très tôt, il s'intéresse au Kung-fu et prend des cours qui seront interrompus très vite parce que c'est cher. Quelques années plus tard, il reprend les cours mais cette fois par une méthode audio-visuelle, disponible en cassettes vidéo. Passionné par ce sport, et grand fan de Bruce Lee (ce qui apparaît clairement dans ses films), il se voyait grand maître. Mais finalement non, pas assez bon. Pistonné par un copain acteur, il se fait embaucher pour animer une émission pour enfants. Son talent fait durer l'émission cinq ans. Il participe ensuite à des films, dans des rôles de plus en plus importants, en particulier dans des parodies qu'il co-scénarise, jusqu'à ce qu'il fabrique ses propres films de bout en bout. Il est aujourd'hui probablement l'humoriste et l'acteur comique le plus célèbre en Asie (*).
Au début de sa carrière cinématographique, il devint l'un des chefs de file du "Mo lei tau", un humour typique de Hong-Kong aliant absurde (quoique je dirais plutôt burlesque), satire, non-sens et jeux de mots en Cantonnais. Tout est bon pour créer la surprise et déséquilibrer le spectateur. Stephen Chow s'est cependant un peu modéré au fil du temps si j'en crois les rares images que j'ai vu de ses autres films. C'est tout de même ce qui fait de "Kung-fu Hustle" un vrai bijou, à savourer presque comme un dessin animé, bourré de références cinématographiques et de clins d'oeil, sans oublier une bonne louche de fantaisie ici et là. On y trouve plusieurs scènes d'anthologie, comme la danse des haches au début, le lancer de couteaux, la course-poursuite à pieds, l'incendie dans la voiture, la première attaque des harpistes et j'en passe. Je le revois régulièrement, toujours avec le même plaisir.
Stephen Chow est une des rares personnes que j'aimerais vraiment rencontrer. S'il parle anglais, bien sûr.
(*) Ceci est une phrase à la Carlsberg. Le motif de cette bière est resté des décénies : "probablement la meilleure bière du monde". Avec "probablement", on peut certainement tout dire.
Il faut dire à sa décharge qu'il ne s'exporte vraiment que depuis 2002, avec son film "Shaolin Soccer" (scénariste, réalisateur et acteur). Il a remis ça, en mieux, avec "Kung-fu Hustle" en 2005 (tout pareil). Vous allez me dire : si c'est pour parler de films de karaté, j'me casse. D'abord karaté et kung-fu c'est pas pareil, et toc. D'abord ensuite c'est aussi de la culture. D'abord enfin ce n'est de toutes façon pas cet aspect qui m'intéresse le plus ici. Allons-y pour le flash-back ("éclair en arrière").
Né en 1962 à Hong-Kong, Stephen Chow est le garçon d'une famille très pauvre de quatre enfants. Très tôt, il s'intéresse au Kung-fu et prend des cours qui seront interrompus très vite parce que c'est cher. Quelques années plus tard, il reprend les cours mais cette fois par une méthode audio-visuelle, disponible en cassettes vidéo. Passionné par ce sport, et grand fan de Bruce Lee (ce qui apparaît clairement dans ses films), il se voyait grand maître. Mais finalement non, pas assez bon. Pistonné par un copain acteur, il se fait embaucher pour animer une émission pour enfants. Son talent fait durer l'émission cinq ans. Il participe ensuite à des films, dans des rôles de plus en plus importants, en particulier dans des parodies qu'il co-scénarise, jusqu'à ce qu'il fabrique ses propres films de bout en bout. Il est aujourd'hui probablement l'humoriste et l'acteur comique le plus célèbre en Asie (*).
Au début de sa carrière cinématographique, il devint l'un des chefs de file du "Mo lei tau", un humour typique de Hong-Kong aliant absurde (quoique je dirais plutôt burlesque), satire, non-sens et jeux de mots en Cantonnais. Tout est bon pour créer la surprise et déséquilibrer le spectateur. Stephen Chow s'est cependant un peu modéré au fil du temps si j'en crois les rares images que j'ai vu de ses autres films. C'est tout de même ce qui fait de "Kung-fu Hustle" un vrai bijou, à savourer presque comme un dessin animé, bourré de références cinématographiques et de clins d'oeil, sans oublier une bonne louche de fantaisie ici et là. On y trouve plusieurs scènes d'anthologie, comme la danse des haches au début, le lancer de couteaux, la course-poursuite à pieds, l'incendie dans la voiture, la première attaque des harpistes et j'en passe. Je le revois régulièrement, toujours avec le même plaisir.
Stephen Chow est une des rares personnes que j'aimerais vraiment rencontrer. S'il parle anglais, bien sûr.
(*) Ceci est une phrase à la Carlsberg. Le motif de cette bière est resté des décénies : "probablement la meilleure bière du monde". Avec "probablement", on peut certainement tout dire.




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