Jeudi 15 mai 2008
Il y a à peine quelques mois, ce blog fêtait son deuxième anniversaire. Le troisième anniversaire de ce blog est prévu pour dans à peine quelques mois. Je vous tiendrai au courant au fur et à mesure, bien entendu.



Il y a des copains (y compris des copains de moi) qui vous appellent, et à votre "allo" répondent  : "salut, c'est moi".

Si la personne appelle sur votre téléphone portable ET son numéro n'est pas caché ET vous l'avez déjà enregistré dans votre répertoire sous le libellé idoine ALORS vous savez qui appelle et le "c'est moi" n'est pas très utile.

Par contre, si son nom ne s'affiche pas, il doit s'agir d'un copain qui a surtout des copains qui n'ont qu'un seul copain, et il vous considère comme l'un d'eux. Peut-être que vous êtes l'un d'eux.

Alors quand un copain me dit "salut, c'est moi" au téléphone, j'ai envie de m'agripper à sa jambe en gémissant "copain, copain, mon seul copain, me laisse paaaas"... Ca resserre les liens. Maintenant moi aussi je dis "c'est moi".
par Impromptu publié dans : Des anecdotes
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Samedi 26 avril 2008
Je ne suis pas ici pour raconter ma vie, mais je tiens à dire aux mauvaises langues qui prétendent que je ne m'alimente pas sainement, que j'ai mangé un morceau de pomme l'autre jour. Cela devrait leur fermer le clapet définitivement.
par Impromptu publié dans : Des anecdotes
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Dimanche 2 mars 2008
-- Monsieur Berthier, on raconte que la vie n'a pas toujours été facile pour vous.
-- En effet. Il y a eu des épreuves. Des tortures. Des mutilations même.
-- Vraiment ?
-- Oui, tel que vous me voyez, j'ai subi plusieurs amputations. Cela ne se voit pas, parce que je porte des prothèses.
-- Vous avez eu un accident ?
-- Un terrible accident, survenu entre 1986 et 2003. J'ai été confronté à une présence accidentelle de trop de sucre dans la bouche. C'était terrible, et j'ai joué de malchance : justement en cette période, j'ai été victime d'un manque de soins dentaires.
-- Quel manque de bol !
-- Comme vous dites. Il suffit d'une quinzaine d'années d'inattention, et c'est la tragédie. Les médecins n'ont rien pu faire. Il a fallu m'amputer de trois dents au moins.
-- Au moins ?
-- Peut-être davantage, je ne sais pas très bien. Tout cela s'est passé si vite. Mais grâce aux prothèses, aujourd'hui je peux mener une vie normale. Je peux même de nouveau croquer jovialement, comme dans les films.
-- Dans une pomme.
-- Dans une banane. Je n'aime pas les pommes.
par Impromptu publié dans : Des anecdotes
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Lundi 25 février 2008
Au musée Cluny mercredi 12 mars dans l'après-midi, du côté de la collection "vie quotidienne".

Saurez-vous le retrouver ?
par Impromptu publié dans : Des anecdotes
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Jeudi 14 février 2008
Me voilà célèbre, les amis ! A moi le champagne, les mannequins et les Rolex ! D'ici peu, je vais enfin pouvoir m'installer en Suisse, comme tout bon français qui a réussi.

Ce blog fut incontestablement le vecteur du succès, et je peux maintenant l'affirmer : il est consulté par des professionnels de la création, des artistes des médias, des personnes habillées en couleur qui se font la bise entre eux et qui décident de quoi sera fait demain l'univers de chacun.

Respireeeer.

Je viens d'entendre une publicité radiophonique pour la Caisse d'Epargne (l'Ecureuil). Ce message met en scène deux personnages, dont un seul parle. Il s'agit d'une femme qui, pétrie de grands projets immobiliers prématurés, s'est un peu avancée et compte sur son conjoint pour assumer les engagements qu'elle a pris pour faire aménager un immeuble en chambres d'hôtes.  Le nom des personnages, je vous le donne en mille : Luc et Sophie (c'est Sophie qui parle) !

Luc et Sophie qui, pour satisfaire le désir de grandeur de Sophie, ont fait l'acquisition d'un beau pas de rue. Et qui, toujours mus par le même moteur, cherchent le meilleur moyen de sauver les apparences.

Les publicistes de la Caisse d'Epargne se sont forcément inspiré d'eux. Ils ont forcément lu le blog de Mr Lepage. Obligé. Ce qui est de bonne guerre, il faut le reconaître, puisque l'histoire du voyage en Afrique du Sud est en partie inspirée d'une publicité de la même série pour le même annonceur.

Demain, mon nom sera sur tous les écrans, et j'aurai ma place comme grand conseiller du gouvernement et chaque mot qui glissera de ma bouche moelleuse sera entendu comme miel d'évangile et révéré avec le dernier émerveillement. Je vous rassure, je ne vais pas prendre la grosse tête, mais il faut vite que j'aille acheter un peu de foie gras pour aller avec.
par Impromptu publié dans : Des anecdotes
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Mardi 12 février 2008
J'aurais dû le laisser partir, je sais. Je ne pouvais pas, je n'étais pas prêt. J'ai voulu le garder auprès de moi encore quelques mois, peut-être encore quelques années, peut-être pour toujours. Qui peut dire ? Je devine ce que vous pensez : je me berce d'illusions, je me mens à moi-même, je ne parviens pas à faire le deuil, ce genre de chose. Je m'en fous, voilà ! Je ne veux pas qu'il me quitte, est-ce que cela fait de moi un monstre ? Ou un déséquilibré ?

Normalement, on ne les laisse pas vivre plus de trois ans. C'est tout à fait normal. J'accepte cette réalité. Tout ce que je demande, c'est une exception. On nous doit tout de même bien ça. Je me souviens... à travers une image trouble, un air de harpe aux oreilles... Assemblé en série par une grande marque afin d'être vendu à prix modique, il est acheté par deux gentils entrepreneurs pleins de sève afin de les assister dans leur métier de prestataires de service. Un an et demi plus tard, il fait partie d'un lot de matériel vendu aux enchères suite au dépôt de bilan. L'un de ses propriétaires d'origine, témoin horrifié du départ de chaque objet, affronte la foule et au terme d'une bataille d'offres enfiévrée, finit par vaincre et le sauve. Des mois durant, il assiste son maître, sans frémir ou très peu, dans les tâches privées comme il l'avait fait dans les tâches professionnelles. De nouveau l'image se trouble, et le présent m'apparaît... Il est vieux. Je lui ai fait une transplantation. J'assume.

Je lui ai greffé deux organes et lui ai fait un lifting. Je parviendrai à faire face au sentiment de culpabilité : il semble si jeune et plein d'entrain à présent. Son mauvais caractère n'est plus qu'un souvenir. Nous pouvons poursuivre notre route ensemble, vers le soleil couchant, main dans la prise.

Mais oui, je sais que l'échéance écherra. Plus tard.



L'épisode qui suit.
par Impromptu publié dans : Des anecdotes
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Mercredi 6 février 2008
Auto école:

"Faites vos premiers pas en voiture."

Eh ben, c'est du propre.
par Impromptu publié dans : Des anecdotes
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Lundi 28 janvier 2008
CAPRIIIIII    C'EST FFFINIIIII....






Pardon.
par Impromptu publié dans : Des anecdotes
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Dimanche 9 décembre 2007
Mes amis, comme vous le savez l'aventure d'un blog ne dure qu'un temps. Au bout d'un intervalle plus ou moins long l'auteur(e) en a ras le turban et n'a plus envie d'exposer le fruit chéri de ses entrailles, quelque forme revête ce produit. Ou alors il (elle) n'a plus rien à raconter. Ou encore son blog avait un objectif précis, le plus souvent inconscient, et le but se trouve soudainement atteint. Le slip d'honnêteté qui m'habille lorsque je me présente à vous m'impose de vous avouer que pour moi, le temps d'arrêter d'écrire des bêtises n'est pas encore venu. Mais bien entendu cela peut arriver n'importe quand.
Certes, la fréquence de mes interventions n'est plus celle de mes débuts, où la verte sève abondait dans mes doigts. Qu'importe, il en reste et vous êtes d'autant plus patients qu'en quelque sorte vous n'avez pas le choix. J'ai dernièrement lu un blogueur reculer devant la charge en annonçant sérieusement : "un blog est quotidien ou il n'est pas". Les gens ont parfois le chic pour extraire des règles du fond de l'air. Heureusement, je n'ai pas ce talent. Je suis cependant obligé de faire le point sur mon blog car je suis arrivé au deux centième article, et un blog fait le point à chaque centaine d'article ou il n'est pas.
J'ai décidé de vous dévoiler aujourd'hui une partie des coulisses. Nous allons explorer ensemble les statistiques de ce blog. Vous n'en n'avez peut-être rien à faire mais cette nouvelle version de blog (*) avec module statistique avancé doit bien servir à quelque chose. Pour vous consoler, dites-vous qu'il sera souvent question de vous.

Ce blog est confidentiel. Je reçois chaque jour entre quarante et soixante "visites uniques". "Visite unique" signifie que si un même numéro IP (identification de la connexion, souvent associée à un ordinateur donné s'il se connecte avec un "IP fixe") se connecte mille fois sur le blog dans une journée, une seule visite sera comptabilisée. Je le sais, j'ai essayé. J'estime à environ cent vingt le nombre de mes lecteurs réguliers (<= vous êtes ici). Ce taux de visites ne change pas depuis au moins un an. Elles ont culminé entre soixante et soixante-dix à l'époque où j'écrivais presque quotidiennement. Le record de visites en un jour depuis la naissance de ce blog est quatre-vingt-quatorze.
Pour augmenter le nombre de visites, j'ai pensé faire des dessins quotidiens, ce qui m'aurait attiré cinq cent visites de plus puisque je ne sais pas dessiner. Mais j'ai eu la flemme. J'ai pensé me faire passer pour une fille qui raconte sa vie, ce qui m'aurait octroyé deux mille visites supplémentaires, mais cela aurait pu déteindre sur mon comportement et m'attirer des problèmes au boulot (j'ai remarqué qu'un soutien-gorge se voit sous le T-shirt). J'ai pensé passer mon temps à écrire des commentaires sur des blogs célèbres mais tellement peu d'idées me sont venues face au contenu que j'y trouvais que je me suis dit bah. Je suppose que vous savez qu'écrire des commentaires ici et là est la meilleure façon d'augmenter le nombre de visites (après être une fille et dessiner). Finalement, j'ai opté pour une autre possibilité : ne pas chercher à augmenter le nombre de visites. C'est fou le temps que je gagne.

La suite des données statistiques ne peut être consultée que pour le mois qui précède, au plus loin. J'aurais aimé avoir accès aux données de l'année, mais je suppose qu'il faut payer pour ça.

Qu'êtes-vous allé lire ce dernier mois ? En toute première position "La Grande Pyramide" (67 visites en un mois). C'est l'une des deux seules nouvelles accessibles ici. On pourrait se dire que plus c'est long, plus c'est consulté, mais il faudra nuancer ce jugement face aux statistiques de provenance des visites. Derrière, "L'homo sapiens" (46 visites), "Une viennoiserie ?" (39), "Témoin de famille" (39), "Limoger" (35) et "Un pas vers la qualité" (28). J'anticipe un peu en vous révélant que ce n'est pas la récence ni le thème qui compte, mais le référencement. Peut-être devrais-je continuer de placer des liens d'un article à l'autre.

D'où venez-vous ? C'est la partie la plus intéressante de ce module statistique. Remarquez que c'est aussi la plus indiscrète. 16% des visites de ce dernier mois proviennent de moteurs de recherche, principalement notre ami Google (**). La moitié environ provient de liens placés sur d'autres sites, y compris le liens vers mon blog que je précise lorsque je fais des commentaires chez les gens.

Voyons d'abord les liens. Le lien qui m'apporte le plus de visites (19 dans le mois) se trouve sur la page de liens de Une Case En Moins, UCEM pour les intimes. J'ai d'ailleurs mis cette page de liens en lien sous "Le bouquet", dans la colonne de gauche. Ensuite vient le lien sur la page de liens de l'Oncle Dan (18 visites). Quelle star, cet Oncle Dan ! UCEM et Oncle Dan méritent bien que je fasse un peu de pub pour eux. J'ai tout de même une préférence pour Oncle Dan parce qu'il participe, et par conséquent je le connais un peu mieux. Je vous recommande de leur rendre une petite visite. En troisième position vient mon amie Jacotte, qui m'a apporté 13 visites le mois dernier, par l'intermédiaire de la liste de liens sur son blog.
Ensuite, un site de téléchargement de musique mp3 m'a apporté 9 visites, ce qui m'a intrigué au moins plusieurs minutes, parce qu'il n'y a dans ce site que des liens vers des morceaux de musique (payants). D'après moi, ce site "envoie" des visites sur des blogs afin que les blogueurs soient au courant de leur existence. Ces 9 visites ne sont pas du tout des personnes qui ont lu le contenu des articles. Leur truc a marché pour moi. Maintenant je suis client chez eux (malheureusement, je ne sais pas comment placer des morceaux de musique sur le blog). Enfin, dernier pourvoyeur notable, le célèbre Davy (Mourier) du site BadStrip. Je vous recommande une visite. Si vous êtes rebuté par les dessins du moment, allez explorer les archives, il y a de très bonnes choses.
Il y a encore quelques liens sur des blogs amis. Ces liens apportent des visites régulières. Il y a aussi les apports occasionnels causés par un commentaire ici et là. Lorsque je place un commentaire sur le blog de Maëster, par exemple, je récolte quelques passages. Mes traces statistiques m'apportent quelques découvertes intéressantes. Ainsi, un moteur de recherche Québéquois sollicité par "maison thérapie Lepage" (renvoie sur "Consultations Vonkushe et Lamarthe"), m'apprend qu'il existe une "Maison Jean-Lepage" au Canada. C'est un centre de désintoxication, dont un malfrat est soupçonné s'être servi comme plaque tournante pour un trafic de cocaïne (ce sont les progrès du marketing). Je constate aussi qu'il existe toute une théorie de moteurs de recherche qui ne sont pas considérés comme moteurs de recherche, ainsi ceux de Free ou Orange, ou le moteur interne de mon fournisseur de blog. Et puis j'ai reçu au moins une visite en provenance de mon propre blog. C'est encourageant.

Les mots clef à présent. C'est le plus amusant. Par quels mots clef les visiteurs imprudents ont-ils été introduits dans ce lieu de perdition. En perte de vitesse, mais resté de nombreux mois au top du classement : "pourquoi l'histoire ?" Ces mots sont le titre du tout premier article de la série historique, et quand ils sont soumis à Google, mon blog sort en tête de liste. Je crois que je vais peaufiner prochainement cet article, je tiens à apporter le meilleur à tous ces internautes tiraillés par le doute : doivent-ils s'intéresser à l'histoire ? Ma mission est justement d'apporter une lueur dans la nuit, quelle que soit la nuit.
Je me rend compte que sur les vingt-neuf ensembles de mots clef qui ont été à l'origine de la plupart des visites provenant de Google, quatorze sont des recherches historiques, ou du moins ont abouti à l'un des articles de la série historique. La moitié concerne les pyramides. En vrac (en respectant l'orthographe) : "qui a inventer les pyramide", "la pyramide du pharaon khoufou", "pyramide tombe pharaon", "chantier de pharaon", "quelle taille fais la plus grande pyramide", "contre maitre des pyramides", "images sur le jugement d'Osiris". J'en tire un certain nombre de conclusions. Une lourde responsabilité m'incombe. Ce blog est l'aboutissement d'une quantité importante de quêtes de connaissance historique. L'apprenti assoiffé de savoir qui arrive ici a une chance qu'il mesure probablement mal, puisqu'il est apprenti. C'est à moi de lui rendre la vérité, enfin dévoilée sur l'histoire de l'humanité, plus attrayante, afin qu'il reste parmi nous et chemine vers l'illumination plus prestement que ses congénères. Deuxièmement, je sais que mes articles historiques draineront plus de visite, car ils contiennent des mots clef qui sont relativement caractéristiques d'une recherche sur internet, des noms, des événements, des monuments. Enfin, je suis moins étonné que mes révélations concernant la Grande Pyramide aient suscité autant d'études. Le sujet est chaud. D'ailleurs, je pourrais bien en dire un peu plus prochainement.
Le mois dernier, le mot clef qui a le plus été utilisé est "Romain Lardanchet". J'ai mentionné son nom au détour d'un article il y a plus d'un an. Aujourd'hui, il a une gallerie sur le web, qui a été précisée dans un commentaire de cet article. L'effet de ces répétitions de son nom ont eu pour résultat que lorsqu'on effectue une recherche "Romain Lardanchet" sur Google, on aboutit à ce blog-ci, où l'on peut trouver le lien vers chez ce monsieur (qui aura intérêt à soigner son référencement s'il veut cesser de dépendre de moi). Encore une lourde responsabilité. Heureusement que lorsque je soumets "Monsieur Lepage", c'est également mon blog qui apparaît. D'ailleurs, l'un des mots clef répertoriés dans mes statistiques est "mr lepage", et cela me remplit de joie. A trois occasions, une personne le mois dernier a cherché explicitement le blog de Mr Lepage. C'est entièrement autre chose que d'y aboutir au hasard des indices.
Parmi les autres mots clef, nous trouvons par exemple "catherinette qui aime l'art", "mon boulanger est un type formidable", "photos de photomathon ratées" (j'apparais en page 1, mais si on retire la faute d'orthographe, j'apparais en page 3, ce n'est pas flatteur), "je sui tres desole" et pour faire bonne mesure un zeste de grivois avec "image fesses". Finalement, c'est plutôt strict, ici.

Voilà beaucoup d'informations sur vous. Et peut-être bien plus encore avec de possibles prochaines versions de blog. Et pourtant, à quelques rares exceptions près, je ne sais toujours pas qui vous êtes.




(*) J'ai appris que tout le monde ne profite pas de cette nouvelle version, qui n'a été "proposée" qu'à une partie des blogueurs domiciliés chez mon fournisseur de blog. Par exemple, mon amie Jacotte n'y a pas eu accès, et c'est bien dommage. Je ne vois pas très bien l'intérêt de maintenir deux versions en parallèle. Sauf bien sûr si on le fait pour le plaisir.
(**) "Google est ton ami".
par Impromptu publié dans : Des anecdotes
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Jeudi 20 septembre 2007
Une dizaine de personnes stationnent devant la boulangerie. Il faut manger un petit quelque chose ce matin, on va l'acheter ici. Seulement on n'a qu'une toute petite pièce. C'est Jim qui connaît la boulangerie, en général et en particulier. Jim va s'en occuper. On lui tend la pièce. "Vas-y".

Jim sait ce que signifie cette pièce et le dit. "Pour ça, on aura soit un croissant soit un pain au chocolat. Vous voulez quoi ?" Le groupe se concerte. Un pain au chocolat a l'air bien. Mais un croissant, ça a son intérêt aussi. Pourtant les avis sont tranchés. Il faut évidemment un pain au chocolat. Quelle question ! un croissant bien sûr. Les partisans du pain au chocolat insistent sur le fait qu'il y a du chocolat, et que dans le croissant, faut-il le rappeler, il n'y a pas de chocolat. "Dans le croissant, on peut ajouter du chocolat". "Non mais ça va pas ?! Du chocolat dans le croissant ?". Jim écoute les uns et les autres. Ce n'est pas simple. Il sait que dans cette boulangerie les pains au chocolat sont moelleux, mais ils vieillissent mal. Et puis si jamais on n'est pas content de l'achat, il est moins facile de retirer les deux barres de chocolat du pain que de les ajouter dans le croissant.

On lui dit "prends un pain au chocolat".
On lui dit "tu sais, le croissant c'est le plus simple".
On lui dit "je ne veux pas t'influencer, mais personnellement je pense que le pain au chocolat c'est mieux".

Des passants accrochés par la conversation donnent leur avis. "Un pain au chocolat, c'est n'importe quoi." "Reconnais quand même que la croûte du croissant c'est pas pareil." Quelqu'un dans le groupe s'esclaffe. "Franchement, rien ne vaut les céréales." "Ta gueule !" répondent les autres.

Le groupe s'anime. Jim voit la grosse boulangère qui les surveille de l'intérieur. Elle n'a pas l'air comode. Il faut se décider. Les tenants du pain au chocolat semblent l'emporter, on planifie déjà le partage. Cette opération achève de convaincre Jim : le pain au chocolat va poser problème. Il le dit. Personne ne bronche. On le pousse vers la boutique.

Il ressort. Dans les rangs, c'est la consternation. "T'as pris un croissant ? Mais on t'avait dit un pain au chocolat !" Les amateurs de croissant se taisent. Aussi bien, ils sont moins nombreux. Jim explique. On lui répond que dans le pain au chocolat il y a du chocolat, alors que dans le croissant il n'y a pas de chocolat. On a l'impression de l'avoir déjà dit, mais apparemment cela n'avait servi à rien. Jim répète. Jim est fatigué. Il sait que s'il était sorti avec un pain au chocolat, il aurait fallu rassurer les tenants du croissant. "Je suis pas sûr que Jim s'y connaisse si bien en boulangeries. Moi quand j'étais petit, j'y allais tout le temps. On ne m'en a dit que du bien. Vous auriez dû m'écouter quand je conseillais du pain au chocolat. Voilà le résultat : on a un croissant."

Peu à peu on se résigne. Le croissant se dissèque sans résistance. On distribue. Une dizaine de personnes s'apprètent à manger leur croissant. L'un d'eux est absent, il pense à des choses plus nobles. "Ce midi, une choucroute ou du cassoulet ? Une choucroute c'est un peu aigre, mais un cassoulet ça fait pé..." On lui passe un morceau dans les mains. Il le considère. "Dites, j'ai une idée. Que diriez vous si on prenait à la place un pain au chocolat ? Cela mériterait qu'on en discute, non ?"

Jim se renfrogne. Il songe un instant à lui répondre. "Cher ami, voici ma suggestion. Tu prends ta propre petite pièce, tu choisis ta propre boulangerie, tu prends ton propre pain au chocolat, et TU T'LE FOURRES DANS L'CUL !"

Jim se montre calme cependant. Il reprend les choses depuis le début. Il réexplique à tout le monde. Le débat reprend, mais divise moins. Personne ne semble convaincu. Puis on en parle comme un souvenir. Seulement Jim sait. Demain matin, il faudra manger quelque chose. On n'aura qu'une toute petite pièce.

Jim restera à la maison demain.
par Impromptu publié dans : Des anecdotes
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