J'ai trouvé dans "La chandelle verte" d'Alfred Jarry, entre bien d'autres choses, un passage qui me parle. L'auteur fait référence à la parade nuptiale de la reine des abeilles :
"... la reine revient de zéniths ensoleillés et inaccessibles, rapportant à son flanc, comme un trophée, le sexe du mâle empenné de toute la banderolle de ses entrailles d'amant donné tout entier."
On peut imaginer l'amant de retour, se traînant consciencieusement, solliciter audience auprès de sa maitresse d'un vol, mais le vol d'une vie :
- Est-ce que ce serait possible de... sauf votre respect, Votre Majesté,... est-ce que vous pourriez me rendre mes boyaux ? S'il vous plaît.
On peut, mais ce ne serait pas possible. Car nous le savons, et en dépit de l'expression "rendre tripes et boyaux" qui s'applique à d'autre vécu, les boyaux s'arrachent, se donnent ou, comme la garde, meurent, mais ne se rendent pas.
par Impromptu
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Méfions-nous des reines !
boyaux-aux, boyaux-aux, boyôôôôôôô !
"Faut dire qu'on ne nous apprend pas
à se méfier de tout"
J'ajouterais, faut dire qu'on ne nous aide pas non plus à ne pas nous méfier de tout. Si on me demandait mon avis, bien sûr.