Une ancienne fiche de lecture...
Je suis tombé par hasard sur "Ce crétin de prince charmant", d'Agathe Hochberg, et j'ai savouré cette rencontre. Il s'agit du récit et de la correspondance d'une trentenaire mariée avec son amie catherinette d'outre-Atlantique.
Le texte se boit comme du petit lait (pour ceux qui aiment le lait) ou comme un coca (pour ceux qui aiment le déboucheur sanitaire) ou comme un truc qui se boit très facilement (pour ceux qui boivent très facilement les trucs qui se boivent très facilement). Il est ponctué de petites choses délicieuses que je regrette amèrement ne n'avoir pas écrites moi-même. Mais je n'en veux pas à l'auteure, elle m'a fait passer un très bon moment.
Dans la catégorie des reproches, je dirais un peu long sur la fin, et je n'aime pas du tout la chute, je pense que ce n'était pas nécessaire. Mais bon, ce livre devrait être lu.
Une seule chose m'a vraiment gêné : la virgule après le "et" dans les énumérations. cette virgule est terrible, elle devrait être interdite. Cette virgule après le "et" est comme la pierre malicieuse sur le chemin du randonneur, elle casse le rythme, brise le souffle et en plus elle fait mal. J'imagine que je suis à vélo, poussé par le vent, volant vers l'horizon, grisé par la vitesse, et soudain ma roue de devant disparaît. Voilà ce qu'il se passe quand je tombe sur cette virgule. Je crois que j'en toucherai un mot à Agathe, si je la croise.
J'espère que l'auteure n'a pas tout dit dans ce premier roman car je guetterai ses prochains textes dorénavant. Si vous voyez ce prince charmant, prenez-le, mangez-le, vous verrez cela vous fera du bien.
par Impromptu
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"Le bûcheron prit sa cognée et, sans le moindre sentiment de culpabilité, partit massacrer du bois."
Cette virgule après le "et" est jolie, discrète, et fort serviable.
"Le bûcheront prit sa cognée, son casse-croûte et, sa casquette."
Cette virgule après le "et" m'enquiquine suprêmement.