Eperdre.
Vieux verbe utilisé "seulement (par) quelques écrivains cultivant l'arch(aïsme)", parmi lesquels nous pouvons compter Gide ou Flaubert, éperdre a accouché d'un adjectif avant de s'effacer : éperdu.
Lequel s'est empressé de se séparer d'un adverbe : éperdument.
Nous trouvons pour ces deux rejetons les éléments de définition suivants : désemparé, profondément troublé, vive émotion, émotion violente, très violent (pour un sentiment), follement, affolé,
exalté, extrême, fou, sans ordre, irrationnel, intense, impétuosité excessive. Tout cela semble bouillonner jusqu'à l'hystérie. Nous baignons dans le romantisme le plus profond.
Eperdu et éperdument sont peut-être ce que l'on peut trouver de plus éloigné de l'indifférence, finalement. On se jette rarement à corps perdu dans un tumultueux manque d'intérêt. Ainsi, se moquer
éperdument de quelque chose, par exemple, n'aurait aucun sens. Ce serait impossible. Haha. N'importe quoi.
Mais je constate que la définition d'éperdument contient une annexe. "Après un verbe marquant le désintérêt : totalement."
Mouais. Facile.
C'est un peu de la triche, quelque part.
par Impromptu
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Des mots
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