Nos
agents très spéciaux ont bien des aventures à nous conter.
-- Suis-moi, petit, je vais te montrer la salle d'entraînement où...
-- Salut 117.014 !
-- Tiens, salut Rehtl... oups. Excuse-moi !
-- Ouais, c'est ça, va chier.
-- Mais j'ai pas fait exprès ! C'était un mauvais réflexe.
-- Connard.
-- Qu'est-ce qu'il se passe ? Pourquoi il est parti en vous insultant ?
-- C'est une triste histoire, petit. C'était 117.026 qui vient de passer. Il y a quelques années, durant une mission au Vénézuela, il s'est retrouvé face au type après qui il avait courru des
semaines dans tout le pays. C'était l'occasion où jamais. Donc il sort son flingue et met trois bastos dans le type. Seulement, le gars, c'est pas une lopette, et il se relève et met une claque à
117.026. Du coup, 026 perd un peu son sang-froid et il vide le reste de son flingue sur son vis-à-vis coup sur coup. Douze suppositoires, quand même. Le type s'écroule. Normal. Seulement, il faut
que tu saches, quand une mission s'éternise parce que tu as du mal avec un ennemi, souvent c'est un dur. Et il arrive que quand tu crois l'avoir tué, il se relève d'un coup pour te choper. Alors il
faut rester attentif. C'est ce qui est arrivé ce jour-là. Le mec s'est relevé et 117.026 était tellement à cran qu'il a pas hésité à prendre son flingue par le canon pour lui défoncer la cafetière
en poussant un cri de rhinocéros. En fait, le cri c'était parce qu'après avoir déchargé quinze fois de suite, c'est super chaud un canon de flingue. Il est revenu avec la main brûlée par son
Walther P99, et depuis tout le monde l'appelle Rehtlaw.
-- Rehtlaw ?
-- Ben oui, c'est passque sur sa main la marque est écrite à l'envers. Evidemment, ça l'énerve quand on l'appelle comme ça. En même temps, il avait qu'à pas jouer les Tarzan, aussi.
Je brûle de connaître la suite.