Mercredi 26 décembre 2007
J'ai fait une réponse rapide à la consigne numéro 60 du site Paroles Plurielles. L'exercice consiste à composer un texte de 2000 signes au plus, constitué d'un maximum de tics de langage, ces
expressions et mots généralement creux dont nous ponctuons nos phrases par habitude (les exemples donnés sont : tout-à-fait, quelque part, effectivement, pas de souci, que du bonheur, c'est trop,
j'ai envie de dire, oui mais non, y pas photo). Le texte doit être un monologue intérieur de quelqu'un qui doit prendre une décision sans y parvenir.
J'ai introduit ici vingt-six tics de langage. Certains sont répétés, certains ponctuent régulièrement mes propres phrases (à l'oral). Vous pouvez vous amuser à les trouver. Si vous
en découvrez plus de vingt-six, merci de ne pas me le dire : ce serait embarassant.
S'tu veux, je voudrais dire qu'au niveau de... de mon mental, tu vois, vraiment j'le sens pas. En fait.
Trop vague.
Tes trucs, là, c'est très bien en un sens, mais tu n'es pas sans ignorer que ce n'est pas trop mon truc. Ou mes trucs, j'avais commencé avec plusieurs trucs. Ou c'est pas plutôt "sans savoir"
?
Trop dangereux.
Ecoute, mon pauvre, tu trouves pas ça un peu téléphoné quelque part ? Si tu vois ce que je veux dire.
Trop arrogant.
Dis, tu sais, c'est pas ma tasse de café, ça. Vraiment.
C'est pas du thé, normalement ?
Je m'enfonce, c'est clair. Faut que je m'affirme, c'est fondamental. Tout en restant correct, c'est fondamental pareil.
Je vais m'en sortir. Je dois rester à l'écoute, faire face.
Mais bon, si ça se trouve, il ne va même pas me proposer du sel, il va me passer le poivre en fait.
Et je lui dis quoi, alors?
'tain, je vais pas m'en sortir en fait.
par Impromptu
publié dans :
Des histoires
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