Jeudi 15 février 2007
Je lis occasionnellement le Canard Enchaîné. Il m'arrive même de payer pour ça. Il s'agit, pour nos amis peu français, d'un journal satirique hebdomadaire. Ce journal est très enraciné dans la culture française. Il a près de 100 ans. Les journalistes d'origine, morts de vieillesse, ont bien entendu été remplacés par d'autres journalistes satiriques.

Il y a un mois est paru un article relatant les succès en justice d'un magistrat. Accusé d'un forfait que le Canard avait rapporté dans ses colonnes, le personnage attaqua le journal pour "atteinte à la présomption d'innocence". En effet, l'accusé n'avait pas encore été jugé coupable. Le Canard avait bien entendu écrit l'histoire au conditionnel, mais un juge a considéré que ce conditionnel était visiblement ironique, et a donné raison au plaignant. Le Canard doit payer 37.000 euros. Seulement, il reste au journal à invoquer une clause spécifique à la presse qui devrait annuler cette décision.

J'ai vu dans cette affaire une occasion que je ne pouvais laisser passer. J'ai donc envoyé au Canard Enchaîné, vendredi 9 février, le mail suivant :



Cher Canard Enchaîné,

J'ai lu avec attention, dans votre numéro 4500 daté du 24 janvier 2007, l'article intitulé "Un magistrat gavé par ses pairs" écrit par le journaliste Louis-Marie HOREAU.

J'irai droit au but, si vous me l'autorisez. J'ai besoin d'un peu d'argent en ce moment, et me faire violer la présomption d'innocence à coups de conditionnels ironiques est une source de revenus que je ne peux me permettre d'ignorer. Je vous demande par conséquent de publier un article sur moi, chargé de contenu accablant, au conditionnel comme il se doit, pour lequel je vous attaquerai en justice pour atteinte à la présomption d'innocence. Je ne peux espérer atteindre le gain d'une personnalité importante, magistrat ou autre, mais je pense que 4850 euros serait un compromis raisonnable. Je compte sur vous pour formuler les choses de sorte que les "règles de prescription propres aux procès de presse" ne puissent s'appliquer, parce que ce détail de législation risque de me priver de tout l'intérêt que comporte cet arrangement.

Je suis conscient que l'article pourrait être douloureux pour moi, mais depuis que le service contentieux de ma banque a vivement molesté mon pouvoir d'achat, on peut dire que la voie est maintenant ouverte, rodée et bien moins sensible. Je me tiens bien entendu à votre disposition pour vous fournir les éléments nécessaires à la composition d'un bon article satirique sur la question.

J'espère que vous ne prendrez pas une action en justice de ma part comme un signe d'antipathie à votre égard car j'aime bien ce que vous faites.

Bien cordialement.



Je n'ai pas encore reçu de réponse. Qu'à cela ne tienne, je resterai à l'affût de leurs truc et astuces pour devenir (plus) riche.
par Impromptu publié dans : Des anecdotes
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Jeudi 8 février 2007
C'était juste pour dire que ce soir je ne vais pas publier d'article sur mon blog.

Comme hier, mais en mieux.
par Impromptu publié dans : Des avis
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Samedi 3 février 2007
Aujourd'hui 9 Gueules, c'est aussi vulgairement le 3 février : c'est la Saint Blaise ! La fête des amours impossibles !

Comme chaque année, deux semaines durant nos vitrines ont été chargées de motifs à petits coeurs en deux morceaux. Ainsi que le veut la tradition, tous ceux (ou celles) qui aiment de tout leur être une personne qui n'est pas pour eux (ou elles) ont acheté un présent qu'ils vont aujourd'hui mettre à la poubelle. Gageons que cette année encore nos poubelles seront riches de parfums, bijoux, fleurs, vêtements et voitures.

Bonne Saint Blaise à tous !
par Impromptu publié dans : Des avis
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Mercredi 31 janvier 2007
Je ne vous ai pas encore parlé de Stephen Chow, que vous connaissez déjà certainement. Ou alors non, ce qui est possible aussi, mais ça ira mieux tout à l'heure.

Il faut dire à sa décharge qu'il ne s'exporte vraiment que depuis 2002, avec son film "Shaolin Soccer" (scénariste, réalisateur et acteur). Il a remis ça, en mieux, avec "Kung-fu Hustle" en 2005 (tout pareil). Vous allez me dire : si c'est pour parler de films de karaté, j'me casse. D'abord karaté et kung-fu c'est pas pareil, et toc. D'abord ensuite c'est aussi de la culture. D'abord enfin ce n'est de toutes façon pas cet aspect qui m'intéresse le plus ici. Allons-y pour le flash-back ("éclair en arrière").

Né en 1962 à Hong-Kong, Stephen Chow est le garçon d'une famille très pauvre de quatre enfants. Très tôt, il s'intéresse au Kung-fu et prend des cours qui seront interrompus très vite parce que c'est cher. Quelques années plus tard, il reprend les cours mais cette fois par une méthode audio-visuelle, disponible en cassettes vidéo. Passionné par ce sport, et grand fan de Bruce Lee (ce qui apparaît clairement dans ses films), il se voyait grand maître. Mais finalement non, pas assez bon. Pistonné par un copain acteur, il se fait embaucher pour animer une émission pour enfants. Son talent fait durer l'émission cinq ans. Il participe ensuite à des films, dans des rôles de plus en plus importants, en particulier dans des parodies qu'il co-scénarise, jusqu'à ce qu'il fabrique ses propres films de bout en bout. Il est aujourd'hui probablement l'humoriste et l'acteur comique le plus célèbre en Asie (*).

Au début de sa carrière cinématographique, il devint l'un des chefs de file du "Mo lei tau", un humour typique de Hong-Kong aliant absurde (quoique je dirais plutôt burlesque), satire, non-sens et jeux de mots en Cantonnais. Tout est bon pour créer la surprise et déséquilibrer le spectateur. Stephen Chow s'est cependant un peu modéré au fil du temps si j'en crois les rares images que j'ai vu de ses autres films. C'est tout de même ce qui fait de "Kung-fu Hustle" un vrai bijou, à savourer presque comme un dessin animé, bourré de références cinématographiques et de clins d'oeil, sans oublier une bonne louche de fantaisie ici et là. On y trouve plusieurs scènes d'anthologie, comme la danse des haches au début, le lancer de couteaux, la course-poursuite à pieds, l'incendie dans la voiture, la première attaque des harpistes et j'en passe. Je le revois régulièrement, toujours avec le même plaisir.

Stephen Chow est une des rares personnes que j'aimerais vraiment rencontrer. S'il parle anglais, bien sûr.


(*) Ceci est une phrase à la Carlsberg. Le motif de cette bière est resté des décénies : "probablement la meilleure bière du monde". Avec "probablement", on peut certainement tout dire.
par Impromptu publié dans : Des images
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Samedi 27 janvier 2007
Limoger.

Ce mot m'a été proposé par René. S'il trouve la définition trop longue, ben c'est bien fait, fallait pas proposer.

Limoger ne signifie pas manger dans de la porcelaine de Limoges. Pourtant, le verbe a bien un lien direct avec la ville.

En 1914, Joseph Joffre, devenu Généralissime pour l'occasion, fit face à l'assaut dévastateur allemand comme il put, c'est-à-dire 1) en parvenant à contenir l'ennemi dans la Marne avec l'aide du Général Galliéni (Joseph aussi) et 2) en destituant l'ensemble de ses généraux, jugés incompétains. Incompétents. Pétain, c'est après. Son état-major fut assigné à résidence à Limoges. Ainsi est né le terme "limoger", par l'acte. Le mot est jeune, même pas un siècle.

On pourra noter que si les généraux avaient été envoyés à Castres, nous aurions été encombrés d'un double-sens embarassant (le nom de Castres vient de château, non de castration).

En consultant les notes d'internautes que je ne pseudommerai pas, j'ai récupéré une anecdote au sujet de ce grand Joffre. Je vous la narre incontinent. Devenu académicien pour dormir en bonne compagnie, il fut réveillé pour apporter sa contribution à la définition du mot "mitrailleuse". Pris par surprise, il proposa: "une mitrailleuse, c'est... c'est un fusil qui fait ta,ta,ta,ta...". Joffre. Fin de citation. Notons que l'usage allemand massif de la mitrailleuse fut l'une des grandes surprises qui coûta à Joffre les frontières françaises en 1914. Nous ne pouvons que louer les capacités de vulgarisation du Maréchal de France, en une compagnie qui en est tant dépourvue.

Limoger était promis à une belle carrière comme synonyme de "destituer", "disgracier", voire "déposer avec vigueur" (déposer avec vigueur = jeter par terre = assiette cassée, même de Limoges). Or il a évolué dans le sens contraire, puisqu'aujourd'hui le limogeage est une chance que nous autres du commun ne pouvons qu'espérer en vain. Oui, j'écris pour des lecteurs "du commun". Si vous n'en n'êtes pas, envoyez-moi un courrier.

Aujourd'hui, limoger est une marque de distinction. On ne limoge pas n'importe qui, on limoge une personnalité. On prononce son nom au journal de vingt heures. Par opposition, lorsqu'une grande entreprise, dont les profits ont une progression déficitaire(*), se sépare de 2500 collaborateurs dans le cadre d'une mesure préventive (à défaut de préventive mesure), leur nom de ces ex-ressources humaines n'est pas prononcé au vingt heures. C'est parce qu'ils ne sont pas limogés. Ils sont virés.

On limoge, par exemple, des très hauts fonctionnaires, comme les ministres ou des membres de la supérieure crème de l'état major, ou des grands patrons. Ce qui est bien pour eux. Le ministre limogé conserve son traitement. Il devient simplement moins occupé, et par conséquent moins controversé (les deux se valent, pour un ministre). On ne peut pas dire qu'il est viré, parce que viré signifie non seulement plus de boulot mais aussi plus de salaire. Nous, du commun toujours, avons coutume d'associer travail et salaire, mais ce n'est qu'une mauvaise habitude, une déformation professionnelle. C'est parce que nous ne sommes jamais limogés. Vous me suivez ?

Autre exemple, les grands patrons. Leur limogeage est assorti de ce que nous appelons pudiquement un parachute doré. Le parachute est un dispositif qui permet de tomber moins vite, de sorte de rester vivant à l'atterrissage (à une cheville près). Un dispositif, comme pour les grands patrons, qui permet de tomber moins vite, mais aussi de monter, d'accélérer ou ralentir et se déplacer dans n'importe quelle direction voulue s'appelle un avion. S'il permet de faire tout cela dans le luxe, on peut parler de jet privé. Ainsi, le grand patron est destitué en se voyant remettre un jet privé.

Inutile de préciser que je rêve d'être limogé un jour. Ce serait la consécration, la gloire, que dis-je, la retraite ! Malheureusement, au rythme où vont les choses, je ne connaîtrai jamais cet honneur de ma vie. Je ne travaille pas assez, peut-être. Ah, non, pardon, rien à voir. Mauvaise habitude.


(*) Pour éviter toute confusion, définissons quelques termes.
Le déficit, c'est quand une entreprise perd plus d'argent qu'elle n'en gagne, au cours d'une année.
Le profit déficitaire, c'est quand l'entreprise gagne de l'argent, mais moins que l'année d'avant.
La progression déficitaire du profit, c'est quand l'entreprise gagne plus d'argent que l'année précédente, mais dans une moindre proportion qu'entre l'année précédente et l'année d'avant. C'est à ce stade-là que l'actionnariat panique et propose des mesures préventives, pour éviter la catastrophe (voir "profit déficitaire").
Parfois, l'actionnariat réagit dès le constat de progression stationnaire du profit. On n'est jamais trop prudent.
Fonctionne aussi sous forme de rumeurs.
par Impromptu publié dans : Des mots
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Mardi 23 janvier 2007
Par lien de blogue, encore une fois, je suis tombé sur le site d'un mouvement idéologique de type écologiste presque connu, représenté par une personne presque en vue. Quoique j'ai du mal à évaluer l'importance des gens, je n'ai pas la télévision.

J'ai trouvé la page d'accueil de ce site très intéressante.

Tout d'abord, elle se termine par une citation de ce personnage représentant. C'est une nécessité. Représenter sans citation manque de sérieux. Il faut donc imaginer une phrase, si possible jolie, ou "bien tournée" dirons-nous, affichée entre guillements avec son nom dessous. C'est une citation. Pas de postérité sans citation, nous ne savions. De nos jours, la citation assure également le présent.

J'ai beaucoup à dire sur les citations. Je le ferai plus tard. Disons pour résumer que la plupart du temps, j'ai des doutes.

Celle-ci est constituée d'une trentaine de mots. L'idée est la suivante : la destruction, et bien... et bien... ça détruit et... et... tout ça c'est vachement destructeur, enfin, quoi. Convenons que ce sont des choses qui vallent la peine d'être mises en forme. Entre guillements. Avec le nom dessous. Selon ma classification il s'agit d'une citation de type "évidence ampoulée", un beau cas. Cela vous pose un gourou.

L'autre détail qui force l'admiration, sur cette page d'accueil, est que ce personnage bien citant propose d'exposer les raisons pour lesquelles il n'est pas candidat à l'élection présidentielle. Car enfin, mes amis, si les candidats à l'élection présidentielle prennent la peine d'exposer, avec le plus souvent une énergie ô combien coûteuse, les raisons pour lesquelles ils candidatent (en effet, ce verbe n'existe pas, je vois que vous êtes attentifs), c'est la moindre des choses que les autres s'expliquent sur leur non-candidature qui, après tout, peut ne pas être légitime. Si l'on n'est pas candidat, c'est qu'il y a des raisons. Que ces raisons soient exposées ! Nous avons le droit d'être informés ! Et nous avons le devoir de l'exiger avec l'appui d'un point d'exclamation. Si une personne, quelle qu'elle soit, ne veut pas être élue, qu'elle le montre ! Qu'on en débatte, au moins un petit peu. Parce qu'après, faudra pas pleurer d'avoir été élu.

Nous sommes tous concernés, bien entendu. Moi, par exemple, je ne suis pas candidat parce que je n'en n'ai pas envie. Je l'ai dit d'abord. Vous, vous êtes obligés de trouver une autre raison. C'est comme ça la politique.
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par Impromptu publié dans : Des avis
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Mardi 23 janvier 2007
-- Tiens, et si on... ?
-- Non.
-- Je veux pas dire complètement, mais juste un tout petit peu ?
-- Non. Pas question.
-- Mais c'est si bon !
-- Justement. On a dit qu'on arrête alors on arrête.
-- Juste une goutte, presque rien du tout.
-- Tu sais aussi bien que moi que l'abstinence doit être totale.
-- Mais aujourd'hui c'est fête ! On peut bien faire une petit entorse tout de même.
-- Surtout pas. Tu prends des prétextes. Si on recommence, on replonge.
-- Mais enfin, je veux pas dire vraiment avaler. Seulement mettre la langue. Pour le goût. Juste le goût.
-- On ne pourra pas s'arrêter là, tu le sais bien. Rien c'est rien, et on a dit qu'on ne ferait rien.
-- Seulement toucher, alors, humer les vapeurs. Regarder. Seulement regarder. Rien que cette robe fauve qui renvoie les reflets chauds, la rondeur...
-- Moi aussi j'en ai envie, qu'est-ce que tu crois ? Mais la moindre chose peut faire repartir tout le cycle.
-- Et alors ? Finalement, c'était bien.
-- Oui mais c'est fini, ça ruinait la santé de tout le monde.
-- Rien ne pouvait nous retenir, et on était si bien, si forts, si...
-- On ne le fait pas que pour nous, souviens-t-en ! Alors maintenant tu arrêtes, s'il te plaît, j'en ai assez d'avoir cette discussion jour après jour, heure après heure, sans arrêt. On ne goûte rien, on ne touche à rien, on ne hume rien, on ne regarde même rien. Stop.
.........
.........
-- Et si on lui envoyait juste un petit mot gentil ?
-- ARRÊTE !!
.
par Impromptu publié dans : Des histoires
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Lundi 8 janvier 2007
Par le truchement d'un blog bien plus sympathique (ça n'arrête pas), j'ai abouti à une superbe photo de pantoufle (superbe elle aussi), de la famille des charentaises pure fibre, avec pédigrée s'il vous plait.

Cette "image protégée" ("utilisation interdite sans autorisation écrite") représente un article en vente sur internet, et est accompagnée du commentaire suivant:
"Choisissez votre pointure sans hésiter à prendre 1 au dessus pour ce modèle fourré".

Ce commentaire préfigure l'avenir de notre consommation, auquel nous aspirons sans réserve. Avec fébrilité même.

On n'est jamais si bien servi que par soi-même, dit-on. Cette charentaise en est l'expression concrète. C'est le consommateur, et lui seul, qui calcule la pointure à commander. Pour les articles "fourrés", ajouter une pointure. Pour les articles "farcis", ajouter deux pointures. Pour les articles "évasés", retirer une pointure. Pour les articles "espace", retirer trois pointures. Pour les articles "étirés", ajouter deux pointures. Pour les articles "effilés", ajouter cinq pointures. Les erreurs du fabricant ne sont plus à craindre : celui-ci prend une pointure de base, la modèle, et fournit les spécifications. Le reste est à la charge du consommateur.

Un exemple s'impose, c'est un concept nouveau après tout.

Vous visez un modèle effilé farci : très tendance pour l'hiver. Vous chaussez du 39. Vous achetez une paire de taille 39. Pas Bien ! Votre pied ne rentre pas dans l'article de mode : vous n'avez pas le bon pied pour une effilée farcie de pointure 39.

La pointure appropriée est bien évidemment 39 + 2 + 5. Votre pied a en réalité une pointure 46 pour ce type de chaussure, et vous seriez bien avisé de vous en souvenir. Entre nous, quand on chausse du 39, il faut vraiment être stupide pour acheter une chaussure effilée de pointure 39. Franchement.

L'évolution de ce système, nous le voyons tous. Le jour viendra où nous aurons tous une pointure 37 pour les femmes et 41 pour les hommes, et les choses seront tellement plus simples pour les fabricants. Ils se contenteront de ne produire que deux tailles, avec différentes versions, modèles et déclinaisons, avec tarifs assortis. Les petits et grands pieds ne seront pas à la mode et ce sera bien fait pour eux, point. Ce jour-là, nous l'applaudiront presque tous avec nos deux mains.
par Impromptu publié dans : Des avis
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Samedi 6 janvier 2007
Par le truchement d'un blog bien sympathique, j'ai parcouru une liste de pléonasmes courants. L'un d'eux m'a mis le rouge au front.

Il n'est pas admissible que l'expression "applaudir des deux mains" soit considérée comme un pléonasme. C'est tout à fait discriminatoire vis-à-vis des gens qui n'ont pas la chance d'avoir deux mains, et qui ont certainement des moyens d'applaudir aussi. Non, applaudir ne se fait pas forcément avec les deux mains. On peut aussi applaudir par tout autre moyen, qui ne me vient pas directement à l'esprit parce que j'ai deux mains.

Les gens qui n'ont pas deux mains ont le droit, comme vous et moi (en tout cas, moi, c'est sûr), d'exister et être reconnus comme des êtres humains qui, par là même, ont droit aux droits accordés généralement aux êtres humains. Qui ont des droits. Merde ! Presque partout dans le monde, en plus.

Dire que "applaudir des deux mains" est un pléonasme est aussi discriminatoire envers les gens qui n'ont pas deux mains que "ça c'est pas un sport de gonzesses !" est discriminatoire envers les gonzesses. A ce titre, ce propos mérite procès, car il est bien évident que c'est à l'aune des procédures judiciaires que se mesurent les Valeurs d'une société.

Et bien moi, moi ! j'écrirai "applaudir des deux mains" chaque fois que je jugerai bon de préciser. Non mais !
par Impromptu publié dans : Des avis
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Jeudi 4 janvier 2007
Face à l'ancienne entrée de la Gare du Nord, à Paris, se trouve une taverne du nom de "Au rendez-vous des Belges". Elle est coincée entre une grande brasserie et un petit agent de change. Plus loin sur la gauche, deux brasseries, un autre agent de change, et une autre brasserie. Sur la droite, des brasseries et des fast-food. Le quartier est comme ça.

La devanture est mélange de la rusticité de la taverne bavaroise et de la couleur d'un bar à flamenco. L'ensemble ne m'a pas rappelé l'estaminet belge avec grande force. Cela tend à indiquer que le Belge aime à se rencontrer dans des endroits exotiques mais pas trop.

Pour ce qui est de la décoration intérieure, l'accueil et la carte, je ne peux pas vous dire, je me suis contenté de regarder la façade depuis l'autre côté de la rue. Avec mon sac. Si vous y allez, vous me direz ?
par Impromptu publié dans : Des anecdotes
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