Mercredi 26 avril 2006
Il s'agissait de "bad habit", une chanson de l'album Smash du groupe Offspring. L'album date de 1994, c'était leur troisième.

Smash a fait connaître Offspring du grand public, dont je suis (j'en ai encore honte mais avec ma psy on va, je crois, arriver à surmonter ça). Groupe punk brut de décoffrage à l'origine, ils avaient décidé d'arrondir un peu les angles pour voir ce que ça fait, et ça a fait très bien parce qu'ils ont beaucoup vendu.

C'est mérité je trouve. Cet album respire la bonne humeur. Il bouge bien, il est spontané, n'est pas trop casse-tête sur le plan sonore, à quelques exceptions près. Et puis certains textes sont très sympa, lorsqu'on les prend au second degré. J'aime particulièrement celui dont j'ai tiré l'extrait dans mon article précédent, et puis celui de "self-esteem".

Leur titre le plus connu dans cet album est "Come out and play" qui, musicalement, est mon préféré. Cela concerne les violences à l'école qui aux Etats-Unis sont plutôt instrumentées.

"Hey ! Man you're talking back to me ?
Take him out ! (we gotta keep'em separated)
Hey ! Man you're disrespecting me ?
Take him out ! (we gotta keep'em separated)"
...

Après Smash, Offspring a voulu se recopier. Cela ne donne pas toujours les meilleurs résultats.

Bientôt un nouveau jeu.
par Impromptu publié dans : Des sons
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Mardi 25 avril 2006
Yalla ! on va essayer un petit jeu.

Voici quelques paroles d'une chanson que j'aime bien, d'un album que j'aime bien aussi, pour voir si vous trouvez l'interprète, le titre et l'alboume.

"Hey man you know I'm really OK
The gun in my hand will tell you the same
But when I'm in my car, don't give me no crap
'Cause the slightest thing and I just might snap !
Hey boum!

When I go driving I stay in my lane
But getting cut off just makes me insane
I open the glove box, reach inside
I'm gonna wreck this fucker's ride
....

Donc, j'attends vos propositions* si vous en avez (ou pas), que vous mettrez dans les commentaires. Le mieux ce serait qu'on ne puisse pas les voir sinon c'est pas amusant. Mais non, c'est pas compliqué.

Si le jeu ne marche pas, c'est pas grave. Il deviendra une curiosité.
par Impromptu publié dans : Des sons
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Mardi 25 avril 2006
De temps en temps j'achète des dvd bon marché sur un site internet qui vend des dvd bon marché (ça tombe bien).

Ce qui est sympa avec cette boutique, c'est que le temps de livraison est relativement élastique. Par conséquent, lorsque je les reçois, j'ai complètement oublié quels films j'ai acheté. C'est la surprise. Rien que la réception du colis est une surprise. Oh, j'ai un colis ! Mais que peut-il bien contenir ? Super, des dvd ! Il y a ce film-là. Génial ! Et celui-là aussi, justement j'avais envie de l'avoir. Du coup je passe une très bonne soirée.

Il y a des gens malheureux qui sont livrés tout de suite, parce qu'ils ne connaissent pas les bonnes adresses de vendeurs à délais de livraison aléatoire. Il paraît que certains, pour se faire des surprises quand même, cachent des dvd chez eux un peu partout, dans des endroits incongrus. Et un jour ils en retrouvent un et sont très content. Le plus souvent, c'en est un qu'ils aiment bien. Il paraît. C'est une bonne idée.

Il y en a même qui cachent des copains chez eux. Ils les planquent dans un coin, et puis les retrouvent par hasard après quelques semaines, et ça leur fait super plaisir. Un jour qu'ils regardent sans le faire exprès en dessous du canapé :
Oh, tiens, salut ! C'est super que tu sois là, je suis donc très heureux ! Tu me sembles très heureux aussi, tout exubérant. Tu prends des cacahuètes ? Ah, mais tu as apporté des champignons, c'est très sympa. En plus, tu es tout coloré, tu t'es rappelé que j'adore le mauve, c'est hyper gentil. Oh, mais tu as retrouvé mes vieilles chaînes aussi, quelle surprise ! Attends, je t'enlève la boule ('plop') comme ça on pourra parler aussi. Alors, comment ça va, depuis la dernière fois ?

C'est essentiel de se faire des petites surprises à soi-même de temps en temps. Je vous inviterai tous chez moi quand ce sera assez grand.


Merci aux collègues pour ces suggestions de petites choses qui embellissent le quotidien.
par Impromptu publié dans : Des histoires
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Lundi 24 avril 2006
Une ancienne fiche de lecture...

Je suis tombé par hasard sur "Ce crétin de prince charmant", d'Agathe Hochberg, et j'ai savouré cette rencontre. Il s'agit du récit et de la correspondance d'une trentenaire mariée avec son amie catherinette d'outre-Atlantique.

Le texte se boit comme du petit lait (pour ceux qui aiment le lait) ou comme un coca (pour ceux qui aiment le déboucheur sanitaire) ou comme un truc qui se boit très facilement (pour ceux qui boivent très facilement les trucs qui se boivent très facilement). Il est ponctué de petites choses délicieuses que je regrette amèrement ne n'avoir pas écrites moi-même. Mais je n'en veux pas à l'auteure, elle m'a fait passer un très bon moment.

Dans la catégorie des reproches, je dirais un peu long sur la fin, et je n'aime pas du tout la chute, je pense que ce n'était pas nécessaire. Mais bon, ce livre devrait être lu.

Une seule chose m'a vraiment gêné : la virgule après le "et" dans les énumérations. cette virgule est terrible, elle devrait être interdite. Cette virgule après le "et" est comme la pierre malicieuse sur le chemin du randonneur, elle casse le rythme, brise le souffle et en plus elle fait mal. J'imagine que je suis à vélo, poussé par le vent, volant vers l'horizon, grisé par la vitesse, et soudain ma roue de devant disparaît. Voilà ce qu'il se passe quand je tombe sur cette virgule. Je crois que j'en toucherai un mot à Agathe, si je la croise.

J'espère que l'auteure n'a pas tout dit dans ce premier roman car je guetterai ses prochains textes dorénavant. Si vous voyez ce prince charmant, prenez-le, mangez-le, vous verrez cela vous fera du bien.
par Impromptu publié dans : Des livres
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Samedi 22 avril 2006
Aujourd'hui, je vous propose de faire un petit tour ici.

Si vous cliquez sur différents éléments de l'image, vous trouverez une petite histoire. Si vous cliquez sur le personnage central, vous accéderez à toute la liste de petites histoires, que j'ai explorée en entier. Certaines sont tellement proches de moi que plusieurs ressemblent à s'y méprendre à des scènes de mes propres textes.

Ensuite, je dois vous transmettre un avertissement, que j'ai trouvé sur la toile et traduit pour vous. C'est important, c'est pour vous mettre en garde.

"Je publie ceci pour vous avertir contre quelque chose qui m'est arrivé : je suis devenu la victime d'une subtile escroquerie lorsque je faisais mes courses. Cela m'est arrivé à un Carrefour dans la région de Toulouse et cela peut vous arriver aussi.

Voici comment l'escroquerie fonctionne. Deux jeunes filles très avenantes s'approchent de votre voiture alors que vous mettez vos courses dans le coffre. Elles commencent toutes deux à nettoyer votre pare-brise avec un chiffon et de l'eau un peu savonneuse, avec leurs seins qui jaillissent presque de leurs T-shirts étroits. Il est impossible de ne rien voir.

Lorsque vous les remerciez et leur proposez un pourboire, elles disent non et vous demandent de les conduire à un autre Carrefour. Vous acceptez et elles prennent place à l'arrière. Sur la route, elles se mettent à avoir des rapports intimes l'une avec l'autre. Ensuite, l'une d'elle se glisse à l'avant et vous fait une caresse bucale, alors que l'autre vole votre portefeuille. Je me suis fait voler mon portefeuille mardi dernier, mercredi, deux fois jeudi, de nouveau samedi, encore hier et probablement ce soir."
par Impromptu publié dans : Des histoires
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Vendredi 21 avril 2006
Nonobstant.

Nonobstant est un mot tout à fait caractéristique. Pratiquement tout le monde le connaît. Beaucoup moins de monde sait bien ce qu'il veut dire. Encore moins de monde est capable de l'utiliser. Et pratiquement personne ne le fait.

Il vient de "non" (comme dans "non" qui veut dire non) et de obstans en latin, le participe présent de obstare, qui signifie "faire obstacle". En gros, ça ne fait pas obstacle. S'emploie lorsqu'on n'est pas bloqué par quelque chose, comme dans "en dépit de" ou "malgré". Je ne connais d'ailleurs pas de cas où il ne puisse être remplacé par malgré ou en dépit de. Toutefois, on peut s'en sortir avec cependant. Bien qu'on puisse aussi utiliser néanmoins.

C'est le vocable employé par les juristes lorsqu'il est question de dérogation à l'une ou l'autre règle. Règle et dérogation s'impliquant l'une l'autre (à cause du clinamen, surtout), ça nonobste à fond dans les textes de droit. Par exemple:
-- On ne fume pas ici.
-- Permets moi de nonobster, cher confrère, mais (censuré pour cause de vocabulaire spécialisé).

J'ai lu quelque part qu'il était recommandé de l'utiliser de temps à autres pour attirer l'attention sur un bout de la phrase tout en portant un coup bas depuis l'autre bout. On reste plutôt dans le droit, toujours.

J'ai fait connaissance avec nonobstant au début du lycée (qui n'était pas le lycée, comme vous le savez si vous suivez depuis un moment). Je ne l'avais pas compris à l'époque. Je l'ai croisé un peu après la fin de mes études, pendant une période funeste où je ne le comprenais pas davantage. Puis, nous sommes restés à l'écart l'un de l'autre un certain temps, conscients tous deux qu'il vallait mieux s'en tenir là. A ma grande surprise, je l'ai retrouvé hier. Dans la bouche, devinez, d'un juriste. D'ailleurs, il y avait aussi les coups bas. Je me suis dit "euréka ! Je comprends ce que nonobstant veut dire à présent." Puis j'ai vérifié dans le dico pour découvrir qu'en fait non. Mais c'est pas grave.

En dehors du fait que la recherche sur ce mot m'a fait découvrir des blogs* très sympas, nonobstant est un mot particulièrement attachant. D'abord il est joli, rond, allongé et consistant, comme un très beau bout de boudin. Peut-être lui et moi ne nous entendons pas trop parce que je n'aime pas le boudin. Et puis surtout, dans nonobstant il y a "nono", et Nono c'est le nom du mignon petit robot, très gentil, dans Ulysse 31. C'est pourquoi, même s'il est parfois revèche, nonobstant attire la sympathie. Je tenais à lui réserver une place de choix dans mon dictionnaire personnel.
par Impromptu publié dans : Des mots
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Mercredi 19 avril 2006
-- Bonjour Monsieur. Est-ce que vous avez des Vital Hand Monitor, s'il vous plaît ? Vous savez, les petits appareils de poignet qui donnent le pouls.
-- La fréquence cardiaque, vous voulez dire ? Bien sûr, nous en avons. C'est pour vous ou c'est pour offrir ?
-- Pour moi. Je l'ai vu à la télé, et ça m'a semblé amusant... et puis on n'en sait jamais assez sur sa propre santé. Au moins, là, on est au courant de ce qu'il se passe.
-- Vous avez on ne peut plus raison. Nous avons deux modèles. Le HG 5642 qui vous donne votre fréquence cardiaque, votre pression artérielle systolique et diastolique, votre température et l'heure de New York. C'est assez basique. Et puis nous avons le HG 7481,023. Très joli appareil, très design, qui vous donne en sus votre saturation, votre fréquence respiratoire, votre RED et la météo.
-- La RE quoi ?
-- RED, réponse électro-dermale, ça mesure votre émotion. C'était très utilisé pour les détecteurs de mensonges, par exemple. A n'importe quel moment, vous saurez si vous mentez ou pas. C'est révolutionnaire.
-- Impressionnant ! Je suppose que le deuxième est plus cher.
-- 2499 €, mais vous pouvez choisir la couleur. Chair blanc, chair café au lait, chair rouge, chair jaune et chair noir. Il y a vert aussi, mais on en vend très peu.
-- Et c'est bruyant ?
-- Seulement si vous le voulez. On peut fixer toutes sortes d'alarmes pour toutes les mesures. Sauf pour la RED, il y a eu des maladresses... Il peut même faire lampe de poche dans certaines circonstances.
-- C'est difficile à utiliser ?
-- Pas du tout ! De ce côté-là, vous êtes tranquille, faites-moi confiance. Laissez-moi vous montrer, je vais vous en sortir un. Vous l'adaptez comme ceci. Voyez comme il s'ajuste facilement à votre taille. Et comme il s'armonise bien à votre tenue.
-- Vous avez raison, il est à peine plus voyant qu'un organisateur de poche.
-- Vous faites tous les réglages à l'aide de ces boutons. L'utilisation se fait en deux temps. Au début, les chiffres sont assez approximatifs, et il faut prévoir à peu près deux jours de mise au point.
-- C'est beaucoup.
-- C'est de la technologie de pointe, il faut toujours un temps d'adaptation. Pendant ces deux jours, vous allez resserrer progressivement l'appareil autour de votre poignet. A la fin du premier jour, vous allez sentir des foumis dans votre main, c'est tout à fait normal, vous n'avez pas à vous inquiéter. Suivez simplement les indications qui vous seront données par l'appareil. Dans le courant du deuxième jour, la main tombe et tout est réglé : l'appareil est beaucoup plus précis. Certaines mesures sont bien plus précises aux extrémités, vous comprenez ?
-- Tout est prévu, je vois.
-- Parfaitement. Il y a une petite réserve de résine dans l'appareil qui l'injecte pour bloquer l'hémoragie. Et les petites résistances que vous voyez là servent à la cautérisation. Ils n'ont rien laissé au hasard. Il y a même dans l'emballage un sachet de conservation pour votre main et un petit carnet qui fourmille d'idées pour continuer à l'utiliser : porte-clé, presse papier, signet, etc. De plus, vous avez la garantie que chaque appareil a été testé par le fabricant sur de vrais volontaires.
-- Vous m'avez convaincu. Je vais vous en prendre deux, un pour moi et un pour ma belle-mère. Elle a un certain age, et elle a des amis à New York.
.
par Impromptu publié dans : Des histoires
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Mardi 18 avril 2006

J'ouvre ce soir une catégorie que je pensais au départ devoir être la plus importante de ce blog. Or non. Comme quoi, hein (ma bonne dame).


Je suis en train de lire un Dumas. C'est fantastique Dumas. Il y a des redondances dans le style ainsi que d'autres lourdeurs, des imprécisions, des incohérences, les jalons historiques sont complètement mélangés, il se contredit... mais il nous tient quand même en haleine. Il maîtrise parfaitement bien l'art du feuilleton. Même si certains extraits ne sont pas rédigés par lui, il établit le plan.


Relire un roman de cette époque de fiacres, de toilettes et de salons où l'on reçoit le monde le plus en vue me plonge dans mes souvenirs. Non pas des souvenirs de cette époque (je ne m'en rappelle plus très bien), mais de l'époque où je lisais des romans de cette époque. A cette époque, je n'avais pas internet (ce n'était pas encore l'époque). Je ne pouvais pas, chaque fois que je croisais un personnage historique, effectuer une recherche rapide. Maintenant que j'ai ce moyen à ma disposition, je m'en donne à coeur joie, et de lien en lien j'ai appris plus sur l'histoire de France en deux mois qu'en... toutes les années qui précèdent, et dont je n'afficherai pas le compte ici. Qu'ai-je donc appris à l'école, me direz vous. Il n'est pas d'école qu'en France, et on peut y apprendre bien d'autres choses que l'histoire française, vous répondrai-je.


Il y a des passage éminemment comiques dans ce Dumas. Comme celui où Louis XV, au soir du mariage de son fils avec Marie-Antoinette, interroge son précepteur en fin de mandat afin de savoir si l'éducation du Dauphin est faite sur un point précis. Louis XV a énormément de mal à faire comprendre au précepteur jésuite qu'il est question de la capacité du Dauphin à être un bon père de famille. Enfin, un bon patriarche au sens de la bible. Enfin, un bon époux, quoi. S'il sait comment niquer, en gros (quoique le Roi ne va pas jusqu'à employer ces termes). C'est un passage succulent de plusieurs pages.


Il y a aussi le passage de la jeune fille qui rougit. Gilbert, un jeune homme, recontre un couple petit-bourgeois qui ont une fille, laquelle rougit dès qu'il est question de jeune homme. Ils discutent un moment, et au fil de la conversation la jeune fille passe successivement par différentes tonalités de rouge, jusqu'au violet. Après ça se calme et elle dé-rougit petit à petit. Un moment, j'attendais qu'elle explose. Mais ce n'est pas d'époque, les gens qui explosent. Aujourd'hui on fait ça très bien.


Je vous recommande ce livre imposant. Alexandre Dumas père. Vous aurez certainement deviné le titre, si vous l'avez déjà lu.

par Impromptu publié dans : Des livres
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Lundi 17 avril 2006
Ma contribution de la semaine à Coïtus Impromptus (voir liste de liens à gauche). Le thème proposé est : "A bout de souffle", en exactement 111 mots (selon le compteur statistique du traitement de texte).


-- Et celui-ci, qu'est-ce qu'il a ?
-- Il est à bout de souffle, docteur.
-- Oh, ça m'étonnerait. Appuyez pour voir ? Allez-y franchement.
-- Aaahhh.
-- Vous n'y êtes pas allé franchement, je vais vous montrer.
-- AAAaaaaahhhhhh.
-- Vous voyez, il n'est pas à bout, il en reste encore. Allez-y, appuyez encore, comme je vous ai montré.
-- AAAaaaaaahhhhh.
-- Bon, maintenant, tous les deux.
-- AAAAaaaaaaarrrhhhhhhggllll.
-- Encore.
-- .................
-- Il n'y a plus rien, docteur. C'était le dernier.
-- Faites voir.
-- .................
-- C'est une excellente illustration, retenez ceci comme une leçon, jeune homme : on n'est à bout de souffle qu'APRES le dernier souffle. Avant, c'est un non-sens.
-- Entendu, docteur.
-- On n'apprendra plus rien avec celui-ci. Au suivant.
.
par Impromptu publié dans : Des histoires
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Dimanche 16 avril 2006
Vespéral.

Êtes-vous nombreux à bien savoir ce que signifie vespéral ?

Avant de regarder dans le dictionnaire, je me souvenais que l'adjectif vient de "vêpres", qui désigne une certaine heure de la journée. Je ne me souvenais plus laquelle.

Je vous pose la question, parce que je tire ce mot d'une notice de médicament, dans les indications posologiques. La notice nous précise "il peut être souhaitable de privilégier les prises vespérales...". Je me suis dit qu'il peut être souhaitable de privilégier un vocabulaire plus accessible sur les notices de médicaments, étant donné qu'absolument tout le monde peut en avoir besoin, que l'on soit rafiné de la langue ou pas, et qu'un défaut de compréhension de certaines subtilités peut avoir des incidences déplaisantes. Peut-être que les rédacteurs de notices devraient accepter l'idée qu'ils ne s'adressent pas uniquement qu'aux autres rédacteurs de notices.

Vespéral désigne le soir. Vêpres est l'heure à laquelle était donné l'office, le soir. A l'époque où il était donné le soir. Il y a des tas de choses intéressantes à dire sur verspéral et vêpres, mais c'est cette notice qui m'énerve et m'occupe l'esprit (c'est viscéral* et non vespéral), alors ce sera pour une prochaine fois.
par Impromptu publié dans : Des mots
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