Dimanche 16 juillet 2006
A quoi sert l'histoire ? Je lui vois deux utilités. Premièrement elle aide à comprendre pourquoi les choses sont telles qu'elles sont aujourd'hui. Elle est parfois même l'unique chose qui permet de comprendre. Elle est partout : dans votre logement (pourquoi a-t-il été construit là et de telle façon), dans votre salon (pourquoi la télévision en est-elle devenue l'élément central), dans la rue (pourquoi est-elle conçue de cette façoçn, à cet endroit, pourquoi faut-il fait le tour du pâté de maison avant de pouvoir prendre cette direction), dans les journaux, dans les bars, dans les forêts, à votre travail. Combien de fois vous êtes-vous interrogé sur l'absurdité de telle ou telle mesure, procédure, fonctionnement, et vous a-t-on répondu "pour des raisons historiques" ? Elle est dans les outils que nous utilisons, à forte dose dans les outils logiciels. L'histoire est partout. Et je n'évoque ici que les aspects à l'échelle personnelle. On peut s'élever au niveau d'une région, d'un pays, d'une culture, d'une langue, d'une civilisation. En sachant la grande et la petite histoire, on comprend mieux. Bien entendu, savoir la suite d'événements qui a abouti à un logiciel de traitement de texte qui vous a fait passer trois heures à chercher comment numéroter vos chapitres ne rend pas son fonctionnement moins aberrant et ne vous rendra pas vos trois heures. Mais au moins on sait.
Deuxièmement, connaître l'histoire peut permettre d'en tirer des leçons et ne pas reproduire les erreurs. J'y crois tellement peu que je me bornerai à le mentionner. C'est dire si j'ai confiance en l'humanité.
Je ne me suis jamais intéressé à l'Histoire, celle que l'on enseigne à l'école. Mais depuis que je blogue, dans un souci de précision, j'en viens souvent à me documenter au-delà des nécessités du texte et je commence à y prendre goût. J'en viens presque à avoir envie de me renseigner sur tel ou tel événement, tel ou tel personnage, sans avoir à écrire sur lui. Juste comme ça. Etonnant, non ? C'est pourquoi je me suis mis en quête d'un objet qui était resté à la frange de ma mémoire.
Je l'ai retrouvé. Un beau grand livre, avec jacquette en couleurs pleine de photos, intitulé "Les grands événements de l'histoire du monde". Ce livre date de mon époque France Loisirs il y a quinze ans. C'était vers la fin, lorsque je ne trouvais plus rien à acheter chez eux, et ils m'ont donc envoyé leur fameuse sélection du trimestre. Le jour où je l'ai reçu, je n'avais pour lui pas la moindre once d'intérêt. J'ai résilié mon compte chez eux peu après, avec toutes les difficultés qui accompagnent les adieux à une entreprise commercialement agressive. Aujourd'hui je découvre cet ouvrage, avec un certain attrait pour les informations qu'il contient. Voici comment il est organisé : cent cinquante événements, par ordre chronologique, bénéficient d'un développement sur deux pages avec photos. Chacun de ces cent cinquante article est traité de manière "attrayante", tirant vers le sensationnalisme, et laissant à l'analyse de petites absurdités dont je suis friand. Je me suis pris de l'idée de vous retranscrire ce contenu à ma manière, en ajoutant des éléments de mon crû, en manière d'épisodes. Ils pouront avoir n'importe quelle forme, longueur, proportion d'invention dans le contenu. Cela durera le temps que la motivation m'en restera, c'est-à-dire le temps de trois épisodes, ou de quinze, ou de cent. Je ne traiterai pas des cinquante derniers, car certains aspects de l'humour que je pratique ("it's beyond my control") ne sied pas aux tragédies, récentes, qui laissent encore une sensibilité vive.
Ce seront les épisodes de "l'Histoire avec une grande Hache", tant il est vrai que les événement historiques ont bien souvent une petite saveur guerrière.
Pour l'anecdote... Dernièrement, avec certains collègues, nous nous sommes rendu compte que les fêtes nationnales que nous connaissons avaient lieu en été. Comme ces fêtes commémoraient des événements liés à des batailles de l'une ou l'autre sorte, nous nous sommes dits que l'Homme est peut-être plus agressif pendant les beaux jours. Autant en hiver, on aime rester chez soi devant le feu, autant en été on est plus disposé à tirer la lame au clair et courir, tout criant, en l'agitant pour en découdre. En un sens, c'est normal. Je me vois mieux trancher à coups de bâtarde en tshirt qu'en gros pull et parka. Les lainages entravent les mouvements, et il y a toujours un risque de les voir déchirer sur quelque aspérité amie ou ennemie. Il y a des tas de petits inconforts qui peuvent surgir à l'issue des batailles par temps froid. Je ne me sens pas disposé à tenter de vérifier cette hypothèse, mais n'hésitez pas à donner votre avis si vous en avez matière.
Deuxièmement, connaître l'histoire peut permettre d'en tirer des leçons et ne pas reproduire les erreurs. J'y crois tellement peu que je me bornerai à le mentionner. C'est dire si j'ai confiance en l'humanité.
Je ne me suis jamais intéressé à l'Histoire, celle que l'on enseigne à l'école. Mais depuis que je blogue, dans un souci de précision, j'en viens souvent à me documenter au-delà des nécessités du texte et je commence à y prendre goût. J'en viens presque à avoir envie de me renseigner sur tel ou tel événement, tel ou tel personnage, sans avoir à écrire sur lui. Juste comme ça. Etonnant, non ? C'est pourquoi je me suis mis en quête d'un objet qui était resté à la frange de ma mémoire.
Je l'ai retrouvé. Un beau grand livre, avec jacquette en couleurs pleine de photos, intitulé "Les grands événements de l'histoire du monde". Ce livre date de mon époque France Loisirs il y a quinze ans. C'était vers la fin, lorsque je ne trouvais plus rien à acheter chez eux, et ils m'ont donc envoyé leur fameuse sélection du trimestre. Le jour où je l'ai reçu, je n'avais pour lui pas la moindre once d'intérêt. J'ai résilié mon compte chez eux peu après, avec toutes les difficultés qui accompagnent les adieux à une entreprise commercialement agressive. Aujourd'hui je découvre cet ouvrage, avec un certain attrait pour les informations qu'il contient. Voici comment il est organisé : cent cinquante événements, par ordre chronologique, bénéficient d'un développement sur deux pages avec photos. Chacun de ces cent cinquante article est traité de manière "attrayante", tirant vers le sensationnalisme, et laissant à l'analyse de petites absurdités dont je suis friand. Je me suis pris de l'idée de vous retranscrire ce contenu à ma manière, en ajoutant des éléments de mon crû, en manière d'épisodes. Ils pouront avoir n'importe quelle forme, longueur, proportion d'invention dans le contenu. Cela durera le temps que la motivation m'en restera, c'est-à-dire le temps de trois épisodes, ou de quinze, ou de cent. Je ne traiterai pas des cinquante derniers, car certains aspects de l'humour que je pratique ("it's beyond my control") ne sied pas aux tragédies, récentes, qui laissent encore une sensibilité vive.
Ce seront les épisodes de "l'Histoire avec une grande Hache", tant il est vrai que les événement historiques ont bien souvent une petite saveur guerrière.
Pour l'anecdote... Dernièrement, avec certains collègues, nous nous sommes rendu compte que les fêtes nationnales que nous connaissons avaient lieu en été. Comme ces fêtes commémoraient des événements liés à des batailles de l'une ou l'autre sorte, nous nous sommes dits que l'Homme est peut-être plus agressif pendant les beaux jours. Autant en hiver, on aime rester chez soi devant le feu, autant en été on est plus disposé à tirer la lame au clair et courir, tout criant, en l'agitant pour en découdre. En un sens, c'est normal. Je me vois mieux trancher à coups de bâtarde en tshirt qu'en gros pull et parka. Les lainages entravent les mouvements, et il y a toujours un risque de les voir déchirer sur quelque aspérité amie ou ennemie. Il y a des tas de petits inconforts qui peuvent surgir à l'issue des batailles par temps froid. Je ne me sens pas disposé à tenter de vérifier cette hypothèse, mais n'hésitez pas à donner votre avis si vous en avez matière.
par Impromptu
publié dans :
l'Histoire avec une grande Hache
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